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Genèse et filiations du fondamentalisme protestant (1910-1925)

Tome 90 - 2015/2 |

De la fin des années 1860 au milieu des années 1920, un courant théologique d’opposition à la modernité s’organise à l’intérieur du protestantisme états-unien. C’est au terme de cette période que ses partisans choisissent de se désigner sous le qualificatif de fondamentalistes. La réaction n’est pas totalement originale, elle renoue avec les courants les plus conservateurs, non seulement des États-Unis mais aussi d’Europe. À bien des égards, elle ne constitue pas un phénomène isolé, circonscrit au seul protestantisme.



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Les hymnes dans le discours méthodiste

Tome 90 - 2015/2 |

L’approche « pragmastylistique » des hymnes wesleyens relève d’une étude plus vaste, qui cherche à exonérer le discours méthodiste des accusations de manipulation de la masse ouvrière par le biais de la religion (répétition lexicale, imagerie perverse, induction à l’hypnose ou hystérie collective). Les hymnes que le méthodisme a littéralement produits par milliers ont « donné des ailes aux doctrines du Réveil » (J. E. Rattenbury) et assuré au message méthodiste un impact à la fois émotif et mnémonique étonnant, quel que fût […]



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Pourquoi Wesley ? Wesley pour quoi ?

Tome 90 - 2015/2 |

L’histoire du protestantisme a longtemps eu tendance à valoriser à juste titre le XVIe siècle, comme étant le siècle de la Réforme par excellence. Dans son Histoire de la Réforme protestante parue il y a quelques années, Bernard Cottret a choisi d’ajouter le nom de John Wesley à ceux, prévisibles, de Luther et Calvin. Cela renvoyait à un choix historiographique déterminé : les phénomènes de Réveil, que l’on trouve en Grande-Bretagne, en Amérique ou dans la France du XIXe siècle […]



À la poursuite de Šēm dans l’écrit sacerdotal

Tome 91 - 2016/2 |

Après un premier examen du rôle du terme šēm dans les chapitres 10 à 12 de la Genèse, Colette Briffard poursuit l’enquête en explorant sa fonction dans l’ensemble des textes sacerdotaux du Pentateuque. De livre en livre se précise alors l’importance de la notion de nom dans les textes sacerdotaux, notion qui structure la succession des générations et définit la relation des « fils d’Israël » à leur dieu ainsi que de leurs noms à son nom.



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La mort au pluriel ou la mort dans l’âme Sur le pluriel de thanatos en 2 Co 1,10 dans le papyrus 46 et les manuscrits en minuscule

Tome 91 - 2016/1 |

Le texte de 2 Co 1,10 comporte dans le plus ancien témoin, le papyrus 46, mais aussi dans certains manuscrits en minuscule et dans les interprétations d’Origène ou de Jean Chrysostome, une leçon selon laquelle Dieu a tiré Paul et ses compagnons apôtres de plusieurs morts (èk tèlikoutôn thanatôn). L’expression a surpris et le texte se trouve simplifié dans la plupart des éditions actuelles où il est question d’une mort unique. Selon Jacqueline Assaël, le contexte montre en […]



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La notion de justice dans l’Évangile de Matthieu : une approche narrative

Tome 91 - 2016/1 |

Quelle justice évoque Matthieu lorsqu’il utilise le mot dikaiosunê ? Priscille Morel analyse cette notion centrale de la théologie matthéenne à partir des diverses occurrences du terme et, plus particulièrement, des versets 3,17 ; 5,20 et 21,32. Au fil de l’Évangile, le lecteur découvre que Jésus confère sa pleine puissance de vie à la justice lors du baptême de Jean, que celle-ci s’avère indispensable pour entrer dans le royaume des cieux et que c’est par ce même baptême […]



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Luther par Luther. Du péché à la justice, l’expérience de la foi

Tome 90 - 2015/2 |

La pensée de Luther est inséparable de sa vie. Son œuvre de réformateur de l’Église s’enracine dans son épreuve personnelle d’une reformation de la subjectivité croyante par l’Évangile compris comme événement de parole réalisant la justification de l’être humain devant Dieu sola fide. Choisissant une perspective systématique, Guilhen ANTIER propose d’effectuer une plongée au cœur de l’expérience spirituelle de Luther pour montrer en quoi et comment cette expérience provoque un changement de paradigme qui ouvre à une reconfiguration […]



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La promesse de l’invisibilité : le paradoxe de la révélation visible du Dieu invisible

Tome 90 - 2015/2 |

Dieu est-il invisible ? À partir de la réflexion théologique et anthropologique de Paul, François VOUGA défend la thèse selon laquelle l’événement de la Croix interrompt l’histoire de la pensée sur la révélation visible et rationnelle d’un Dieu qui, comme transcendance invisible, fonde l’intimité invisible qui recèle l’identité de chaque personne. Dieu, s’il est la vérité de la réalité qu’interprètent l’art, les sciences et l’Évangile, et non quelque mascotte de la religion, est nécessairement invisible.

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« Lekh-lekha » L’appel à Abraham en Genèse 12,1 et les tournures parallèles

Tome 91 - 2016/1 |

Au premier abord, l’appel adressé à Abraham est formulé d’une manière surprenante en hébreu. Son aspect réfléchi fait qu’il est souvent expliqué comme une invitation à une quête de soi. Cependant, l’observation d’autres occurrences de l’Ancien Testament montre d’une part que cette tournure « lekh-lekha » (va pour toi) est courante, et, d’autre part qu’elle est utilisée dans des contextes variés. L’approche philologique menée par Innocent Himbaza, qui étudie spécialement son sens littéral, révèle que cette tournure renforce […]



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L’hymnologie morave ou le cantique comme témoignage de la foi

Tome 90 - 2015/2 |

Le cœur doit chanter. Voici comment l’on pourrait définir l’un des préceptes de la ferveur morave. De nombreux visiteurs, à l’image d’un Wesley, très enthousiaste lors de sa visite à Herrnhut, l’année de sa propre expérience de Reveil, ou encore Goethe, ont été marqués profondément par l’hymnologie d’une congrégation qui semblaient savoir faire vibrer sa foi par le chant. S’inspirant de l’hymnologie des Frères tchèques, les Moraves attachaient la plus grande importance à la pratique quotidienne de la […]