François VOUGA est professeur de Nouveau Testament à la Kirchliche Hochschule Wuppertal/Bethel à Bielefeld en Allemagne.


La nouvelle création et l’invention du moi

Tome 75 - 2000/3 |

François Vouga montre que l’Évangile paulinien se fonde sur une révélation apocalyptique selon laquelle chaque être humain est une personne qui existe indépendamment de ses qualités et de ses actes. Cette révélation signifie la découverte de la personne individuelle comme moi et comme sujet auto-réflexif de la vie spirituelle. Elle est fondée sur le paradoxe absolu de la révélation eschatologique de Dieu dans la personne historique d’un transgresseur de la Loi et d’un crucifié. L’évangile de Dieu que […]


Matthieu. Providence et crise

Tome 88 - 2013/2 |

La perception du présent comme temps de crise met-elle en échec la foi en la providence? Se tournant vers l’Évangile de Matthieu pour répondre à cette question, François Vouga souligne que, dans le Sermon sur la Montagne, l’Évangéliste offre une vision de la providence qui ne cherche pas à cautionner ou garantir un ordre du monde stable et prospère : en invitant son lecteur à « chercher d’abord le Royaume de Dieu et sa justice », Matthieu favorise une attitude de […]


Pseudépigraphies. Crypto-Paul, deutéro-Paul, trito-Paul et quarto-Paul

Tome 88 - 2013/4 |

L’analyse que François Vouga propose des passages autobiographiques du corpus des lettres de Paul (2 Co, Ep, 2 Tm, 1 Tm) fait apparaître la pseudépigraphie comme une forme de fiction littéraire permettant de maintenir vivante la parole de l’apôtre et de rendre compte de l’actualité de l’Évangile pour l’universalité de l’humanité. Les écrits pseudépigraphes ne doivent pas être considérés comme des faux : leur propos ne consiste pas à se faire passer pour des lettres originales de Paul. Au contraire, […]


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La promesse de l’invisibilité : le paradoxe de la révélation visible du Dieu invisible

Tome 90 - 2015/2 |

Dieu est-il invisible ? À partir de la réflexion théologique et anthropologique de Paul, François VOUGA défend la thèse selon laquelle l’événement de la Croix interrompt l’histoire de la pensée sur la révélation visible et rationnelle d’un Dieu qui, comme transcendance invisible, fonde l’intimité invisible qui recèle l’identité de chaque personne. Dieu, s’il est la vérité de la réalité qu’interprètent l’art, les sciences et l’Évangile, et non quelque mascotte de la religion, est nécessairement invisible.

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