Isaac Papin (1657-1709). Itinéraire d’un humaniste réformé, de l’École de Saumur au jansénisme

Tome 92 - 2017/4 |

Théologien du Grand Siècle, minor de la République des Lettres, Isaac Papin (1657-1709) est né calviniste. Il appartient à l’École théologique dite de Saumur : fils spirituel du théologien novateur Claude Pajon (son oncle), il adopte les théories de ce dernier sur la grâce et, lecteur dès 1681 de Spinoza, il développe une conception originale de la tolérance à une période où cette question agite la pensée protestante. Au moment de la révocation de l’édit de Nantes, […]



Le professeur Louis Perrier : un homme de foi passionné de sciences

Tome 92 - 2017/4 |

Dans cet article, Alain Perrier présente le parcours familial et universitaire de Louis Perrier, théologien et professeur de sciences à la Faculté de théologie protestante de Montauban, puis de Montpellier, de 1907 à 1945. Il souligne l’influence des professeurs Franz Leenhardt et Armand Sabatier dans la formation du jeune Perrier avant de faire une synthèse des domaines scientifiques auquel le professeur confirmé voua ses recherches. À travers les principales publications de Louis Perrier présentées de façon […]



Contributions du Dr Louis Perrier aux recherches en psychologie, en éducation et en pédagogie : conflits et enjeux (1907-1945)

Tome 92 - 2017/4 |

À la fin du xixe siècle, et au début du xxe, un mouvement anticlérical et laïc s’appuie sur la science et la psychologie scientifique en plein essor pour lutter contre des croyances, des superstitions et la foi, en les réduisant à des processus psycho pathologiques. La Faculté de théologie protestante de Montauban réagit en recrutant des enseignants-chercheurs réputés pour leurs compétences interdisciplinaires, notamment Franz Leenhardt et ensuite le Dr Louis Perrier, […]



La Faculté de théologie protestante de Montauban (1890-1905) : crises et transitions

Tome 92 - 2017/4 |

En se penchant sur l’histoire de la Faculté de théologie protestante de Montauban, transférée en 1919 à Montpellier, l’hypothèse de départ de Gilles Vidal faisait de la promulgation de la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État une rupture signifiante, et donc un repère commode dans une tentative de périodisation de l’histoire de cette institution : on aurait un avant et un après puisque le statut de […]



France obscure vs France éclairée. L’instrumentalisation de la carte choroplèthe du baron Charles Dupin dans les débats sur la suppression ou le transfert de la Faculté de théologie de Montauban après 1830

Tome 92 - 2017/4 |

Antoine de Falguerolles aborde la manière dont la carte choroplèthe du baron Charles Dupin (1826-1827) apparaît curieusement dans un débat qui concerne principalement le protestantisme français et plus largement, régime concordataire oblige, les instances politiques au xixe siècle. À partir d’un petit corpus de textes datant pour la majorité des années 1830, il retrace l’histoire de l’instrumentalisation de ce graphique statistique et de son auteur dans ce débat.

L’auteur remercie pour leur […]



Avant-propos

Tome 92 - 2017/4 |

Dans un opuscule intitulé Les Cévennes huguenotes et la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier, Louis Perrier évoque les « transfèrements », c’est-à-dire les déménagements forcés des théologiens protestants depuis le xvie siècle successivement entre Montpellier, Nîmes, Montauban, Puylaurens, puis Montauban et Montpellier à nouveau. Sous la plume de celui qui fut professeur de sciences et de philosophie  à Montpellier de 1907 à 1945, les Facultés de théologie se présentaient comme des institutions de résistance obligées de se déplacer […]



De la théologie au « complot d’impiété » : l’abbé Mallet et les débuts de l’Encyclopédie

Tome 92 - 2017/4 |

L’abbé Edme Mallet fut l’auteur de plusieurs centaines d’articles de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et le premier théologien à y contribuer. Dans la mesure où l’Encyclopédie est perçue comme une œuvre anti-religieuse, la participation d’un théologien orthodoxe constitue une sorte d’énigme que l’on a souvent tenté d’expliquer en recourant à des théories conspirationnistes. Reginald McGinnis propose d’inverser l’approche habituelle consistant à faire précéder l’appréciation de Mallet de celle de la religion. […]



Le récit de la translation de l’arche d’alliance par David dans les Chroniques. Refondation cultuelle de la royauté au profit des Asaphites

Tome 92 - 2017/4 |

Dans les Chroniques, le récit du transfert par David de l’arche d’alliance à Jérusalem permet de saisir l’organisation du culte postexilique, et le rôle des chantres lévites Asaphites et Ezrahites, présentés comme installés par David. Bernard Gosse montre ici, dans la continuité de l’étude précédente sur les conflits entre chantres lévites à l’époque postexilique [1], que ce récit vise à justifier l’organisation cultuelle postexilique et la place des lévites musiciens, par référence […]



Identité culturelle et réflexion critique. Le problème de l’universalité des droits de l’homme aux prises avec l’affirmation culturaliste. La stratégie argumentative d’Ernst Troeltsch

Tome 74 - 1999/2 |

Dans le débat sur l’universalité des Droits de l’Homme, les arguments développés par Troeltsch en faveur d’une reconnaissance des Droits de l’Homme ouvrent une piste intéressante parce qu’ils ne partent pas d’une position universaliste mais font droit à la particularité culturelle qu’énonce l’historisme. Avec Troeltsch, J.-M. Tétaz montre que tout relativisme culturel implique un moment d’universalité comme sa condition négative. Or ce rapport entre universalité et particularité se révèle être isomorphe à celui que les Droits de l’Homme, […]



Le Christ sans absolu. L’évaluation de Troeltsch par Tillich

Tome 74 - 1999/2 |

André Gounelle compare Troeltsch et Tillich sur trois points : l’incarnation ; l’absoluité du christianisme ; Christ et les chrétiens. Cette comparaison éclaire le jugement de Tillich, qui estime que Troeltsch n’a pas réussi à remplir le programme qu’il s’était justement assigné : articuler la transcendance de Dieu avec sa présence, la penser autrement qu’en termes supranaturalistes.