Jean Zumstein est professeur émérite de la Faculté de théologie de l’Université de Zurich.


Le problème de l’antijudaïsme en exégèse du Nouveau Testament à l’exemple d’Adolf von Harnack

Tome 92 - 2017/3 |

L’ouvrage L’Essence du christianisme d’Harnack soulève le problème de l’antijudaïsme en exégèse. Pour aborder correctement ce problème, Jean Zumstein appelle à ne pas succomber au piège de l’anachronisme, et se propose à la fois de définir précisément la notion d’antijudaïsme et d’indiquer les raisons qui ont mené Harnack à commettre cette tragique erreur de jugement. Mais simultanément, il convient d’identifier la question fondamentale qui est à l’origine de la séparation entre judaïsme et christianisme, en […]


Lecture narratologique du cycle pascal du quatrième Évangile

Tome 76 - 2001/1 |

L’exégèse classique, d’inspiration historico-critique, s’est toujours heurtée à des difficultés considérables dans l’interprétation du cycle pascal johannique (Jean 20). Pour Jean Zumstein, l’analyse narrative, en permettant une saisie plus fine du phénomène du récit, permet de lever quelques hypothèques (par ex. celle de la critique des sources), mais aussi d’approfondir la compréhension théologique du passage. Ainsi l’analyse de l’intrigue ouvre-t-elle la voie à une perception de la cohérence thématique du chapitre, celle des personnages à une nouvelle compréhension […]


Paul et la théologie de la croix

Tome 76 - 2001/4 |

Dans le cadre du christianisme primitif, Paul de Tarse est un représentant de la tradition kérygmatique, laquelle discerne dans la mort et la résurrection du Christ l’événement central du salut. À ce titre, montre Jean Zumstein, il reprend à son compte les interprétations traditionnelles de la mort de Jésus. Mais il opère également un renversement herméneutique en proposant une nouvelle lecture de la mort du Nazaréen, nommée « théologie de la croix ». Cette interprétation novatrice voit dans la croix le lieu […]



La grammaire de la haine dans le quatrième Évangile

Tome 91 - 2016/2 |

Dans le quatrième Évangile, la violence peut être identifiée dans trois récits fondus les uns dans les autres et qui constituent la narration proprement dite : le récit de la vie de Jésus sur lequel se superpose celui du destin postpascal de ses disciples, ces deux récits étant eux-mêmes encadrés par un récit de nature mythologique. Or à lire attentivement l’Évangile, le lecteur découvre que la narration est habitée par une violence croisée qui frappe tour à tour Jésus, […]