En hommage aux Diaconesses de Reuilly pour leur cent-cinquantième anniversaire et en témoignage de reconnaissance pour celles qui ont enrichi mes premières années de ministère dans l’Ouest.
Devant l’omniprésence des discours à connotation sexuelle dans la culture, la continence appelée par le « célibat pour Christ » est-elle encore possible, sans contrepartie névrotique ? Jean Ansaldi reprend la question du fondement de ce célibat et suggère quelques pistes pour gérer la demande ou le désir sexuels dans le plus grand choix possible.
Article rédigé à partir d’exposés faits dans des communautés religieuses, et enracinés dans l’expérience d’accompagnements pastoraux ponctuels ou suivis d’une vingtaine de « religieux et religieuses », surtout catholiques, mais aussi protestants. L’expression « célibat pour Christ » est vague et se veut extensive : elle ne se restreint pas à ceux qui vivent en communauté, mais à quiconque a fait choix du célibat pour assumer un ministère ecclésial particulier. Signalons enfin que le masculin utilisé est un neutre et inclut naturellement les femmes de même statut.
p. 403-415
Auteur
ANSALDI Jean
Jean ANSALDI (1934-2010), pasteur de l'Eglise réformée de France, a été professeur d'éthique à la Faculté de théologie protestante de Montpellier de 1977 à 1997.
Le comité de rédaction d'ETR souhaite avertir ses lectrices et lecteurs des conclusions de la Commission Reconnaissance et Réparation (commission d'enquête mandatée par l'Église protestante unie de France et l'Institut protestant de théologie) à l'égard de Jean Ansaldi. Ce dernier « a gravement abusé de sa position de pasteur, de profession, de doyen de la faculté, de membre du conseil pastoral de la communauté de Villeméjane, pour agresser sexuellement et violer des femmes qu'il accompagnait dans le cadre de soi-disant "thérapies, psychanalyses ou accompagnements spirituels". Occupant toutes les places (pasteur, enseignant, thérapeute), la pratique de Jean Ansaldi est décrite par les personnes victimes comme une emprise toxique et destructrice, comme un système de domination totale » (cf. Communiqué conjoint de l'EPUdF et de l'IPT, le 26 mai 2025).
