La discipline des ministères ou le fantasme de la « double éthique »

L’Église est-elle autorisée à exiger une moralité particulière de ses ministres sans porter atteinte au fondement même du baptême qui place tous les fidèles dans l’égalité devant Dieu ? Jean Ansaldi prend le temps des détours (éthique des baptisés, place du sacerdoce universel, Déclaration de foi, exigence de la prédication) pour s’éviter un propos idéologique et pouvoir proposer une parole sur un sujet toujours brûlant.

p. 409-416

Auteur

ANSALDI Jean
Jean ANSALDI (1934-2010), pasteur de l'Eglise réformée de France, a été professeur d'éthique à la Faculté de théologie protestante de Montpellier de 1977 à 1997. Le comité de rédaction d'ETR souhaite avertir ses lectrices et lecteurs des conclusions de la Commission Reconnaissance et Réparation (commission d'enquête mandatée par l'Église protestante unie de France et l'Institut protestant de théologie) à l'égard de Jean Ansaldi. Ce dernier « a gravement abusé de sa position de pasteur, de profession, de doyen de la faculté, de membre du conseil pastoral de la communauté de Villeméjane, pour agresser sexuellement et violer des femmes qu'il accompagnait dans le cadre de soi-disant "thérapies, psychanalyses ou accompagnements spirituels". Occupant toutes les places (pasteur, enseignant, thérapeute), la pratique de Jean Ansaldi est décrite par les personnes victimes comme une emprise toxique et destructrice, comme un système de domination totale » (cf. Communiqué conjoint de l'EPUdF et de l'IPT, le 26 mai 2025).