Le paradoxe de l’érudit. Jérôme et Augustin dans la peinture du Quattrocento

Dans la peinture du Quattrocento, les représentations des saints érudits accordent légitimement une grande place à l’écrit, au texte. Cependant, dans la plupart des cas, cette écriture n’est ni lisible, ni même intelligible. Laurent Bolard montre qu’elle permet paradoxalement à l’artiste et à son commanditaire de signifier le profond élitisme qui, en Italie, caractérise alors les nouvelles formes de dévotion, pourtant plus largement ouvertes aux laïcs.

In the painting of the Quattrocento, representations of learned saints give ample space to writing or to the written word. However, in most cases the writing is neither legible nor intelligible. Laurent Bolard shows that this allows the artist and his patron to highlight the strong elitism which, in Italy, characterized the new forms of devotion, even though, paradoxically enough, these were more widely available to lay people.

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p. 149-166

Auteur

BOLARD Laurent
Laurent BOLARD est docteur en Histoire de l'art de l'Université de Paris IV Sorbonne et auteur de Caravage (Paris, Fayard, 2010).