Frédéric ROGNON enseigne la philosophie de la religion et l’anthropologie à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg-Université Marc-Bloch.


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Charles Fourier et Charles Gide : quelle filiation ?

Tome 79 - 2004/1 |

Si l’on reconnaît un impact de l’utopie fouriériste sur la pensée de Charles Gide, figure éminente du mouvement coopératif français, encore faut-il en mesurer la teneur. À cet effet, Frédéric Rognon examine et éprouve successivement trois hypothèses : Gide « fouriériste », Gide « néo-fouriériste », et Gide « post-fouriériste ». Contestant le postulat d’une erreur de jeunesse et d’un assagissement progressif des positions de Charles Gide, il interroge les conditions de possibilité d’une synthèse entre une pensée économique aux fondements immoraux, et une éthique […]


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Pacifisme et tyrannicide chez Jean Lasserre et Dietrich Bonhoeffer. Première partie : L’établissement des faits historiques

Tome 80 - 2005/1 |

L’influence du pasteur français Jean Lasserre sur l’évolution de Dietrich Bonhoeffer vers le pacifisme a été plusieurs fois relevée, mais n’a encore jamais fait l’objet d’une étude historique et théologique approfondie. Frédéric Rognon s’efforce ici, dans une recherche en deux volets, d’en retracer les étapes, et d’en discerner les modalités et les enjeux. Cette première partie est consacrée à la reconstitution des données factuelles de ces deux biographies croisées. La seconde partie (à paraître) abordera la question de l’interprétation de leurs […]


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Pacifisme et tyrannicide chez Jean Lasserre et Dietrich Bonhoeffer. Seconde partie : L’interprétation des incidences théologiques

Tome 80 - 2005/2 |

Après avoir reconstitué la trajectoire biographique croisée de Jean Lasserre et de Dietrich Bonhoeffer, Frédéric Rognon propose dans la seconde partie de sa recherche, une relecture théologique des influences qu’ils ont pu exercer l’un sur l’autre. Il émet notamment l’hypothèse d’une assomption différenciée de l’utopie sacrificielle, pour comprendre comment chacun des deux pasteurs évalue le recours paradoxal au tyrannicide au cœur même d’une théologie de la non-violence.