Le christianisme au tournant : Rousseau penseur de la religion (Avant-propos)

Dans ses mémoires de jeunesse, L’avenir de la science – pensées de 1848, Ernest Renan pose cette question décisive à propos de la religion : la théologie et le sacerdoce, remarque-t-il, devraient disparaître à l’âge moderne, qui est l’âge de la critique et de la science, et pourtant « ils restent une spécialité entre beaucoup d’autres. Contradiction ; car comment faire une spécialité de ce qui n’est quelque chose qu’à la condition d’être tout ? » ( L’avenir de la sciences – pensées de 1848, Paris, Calmann-Lévy, sd. [1890], p. 305). Chez Rousseau, on pourrait considérer le problème de la religion de ce point de vue de la spécialisation des connaissances, qui caractérise la modernité, et donc de sa violente critique de la société contemporaine.

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p. 547-550

Auteur

LECHOT Pierre-Olivier
Pierre-Olivier LECHOT est maître de conférences en histoire du christianisme moderne à l’Institut protestant de théologie, Faculté de Paris.

FORNI ROSA Guglielmo
Guglielmo FORNI ROSA est professeur émérite de philosophie morale et d'anthropologie philosophique à l'université de Bologne. Cet article a été traduit de l'italien par Brigitte Pasquet Gotti.